Comment savoir si mon problème de santé physique est d’origine psychologique ? 

Docteur, est-ce dans ma tête ?

Il peut s’avérer complexe de distinguer l’origine psychologique d’un trouble physique voire impossible, dans la mesure où les manifestations dans le corps tels que le stress, l’anxiété ou les traumatismes peuvent générer des sensations tout à fait réelles et faire intégralement partie de la problématique. Lors de l’évaluation il est possible de détecter certaines pistes.

 Autrefois on entendait, et nous l’entendons fréquemment encore aujourd’hui, des propos comme : c’est dans votre tête ou vous allez devoir apprendre à vivre avec ça. C’est partiellement vrai, mais pas forcément le fruit de votre imaginaire.

 Une douleur dans votre corps est dépendante de bien des facteurs. Certains indicateurs permettent d’orienter l’analyse vers une composante d’ordre psychologique, notamment dans le contexte de troubles persistants ou chroniques, où l’interaction entre facteurs physiques et psychologiques est complexe et requiert une approche multidisciplinaire. Voici quelques pistes

  1. Absence de cause médicale objectivable?

Autrefois, lorsque des symptômes physiques (douleurs, céphalées, troubles digestifs, etc.) persistent malgré des examens médicaux approfondis (analyses sanguines, imagerie médicale, etc.) ne révélant aucune anomalie, on disait souvent que c’était dans votre tête.

Maintenant que nous comprenons mieux, nous savons que ce n’est pas forcément l’indication que ce que vous ressentez est le fruit de votre imaginaire. Mais bien que votre corps et votre esprit font tout leur possible pour gérer ce qui se passe dans votre corps et ses conséquences dans votre vie. Il est vrai que parfois votre cerveau vous joue des tours en quelques sorte, mais souvent les circonstances dans votre vie sont une partie indissociable de la problématique. D’autant plus si la symptomatologie impacte significativement la qualité de vie sur une période prolongée.

  1. Corrélation entre symptômes et facteurs émotionnels

Une aggravation des symptômes lors de situations de stress, d’anxiété ou d’émotions intenses constitue un indice pertinent. À l’inverse, une amélioration notable lors de périodes de détente ou de congés suggère également une implication psychologique.

  1. Caractère récurrent ou fluctuant des symptômes

La composante psychologique se manifestent fréquemment par des symptômes persistants, récurrents ou fluctuants, pouvant varier au cours de la journée ou selon l’état émotionnel du patient. Il n’est pas rare d’observer une migration des symptômes (par exemple, alternance entre céphalées et lombalgies) sans explication claire. Par exemple :  ressentir une douleur lombaire avant de faire une présentation stressante au bureau. Parfois le lien n’est pas si facile à identifier. Par exemple : j’ai eu une blessure au bras il y a bien des années et encore aujourd’hui, même si je n’ai plus mal, je réagis à chaque fois que quelqu’un me touche à cet endroit. Ou encore, J’ai eu une blessure au dos qui a pris bcp de temps à guérir, ça m’a placé dans une situation précaire financièrement et j’ai perdu certains amis qui m’étaient chers durant cette periode.

  1. Antécédents de traumatismes ou de stress majeur

La survenue d’un événement traumatique (deuil, accident, agression, etc.) ou l’exposition à un stress intense ou prolongé (difficultés professionnelles, relationnelles, financières) peuvent constituer des facteurs déclenchants ou aggravants. Des troubles tels que le trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) sont fréquemment associés à des manifestations physiques (douleurs chroniques, tensions musculaires, troubles du sommeil, etc.).

  1. Comportements d’évitement, perception et préoccupations anxieuses

L’apparition ou le maintien de symptômes physiques peut être favorisé par des comportements d’évitement, des perceptions ou interprétations altérées ou une anxiété excessive concernant l’état de santé. Une inquiétude disproportionnée à propos d’une pathologie grave, en dépit de bilans médicaux rassurant, la façon d’interpréter les circonstances, ou  encore notre langage intérieur, peut constituer un obstacle à la prise en charge et nécessiter un accompagnement spécifique  Mais parfois ce sont les circonstances bien réelles engendrées par la situation problématique qui sont simplement difficiles.

  1. Amélioration par des techniques de gestion du stress

L’efficacité de méthodes telles que la méditation, la respiration profonde, l’activité physique ou la relaxation musculaire progressive dans la réduction ou la disparition des symptômes physiques constitue un argument supplémentaire en faveur d’une origine psychologique.

  1. Recours à une expertise pluridisciplinaire

Lors d’une rencontre avec un professionnel peu importe, par ou vous débutez, que ce soit   psychologue, médecin, chiropraticien, physiothérapeute, ils prendront le temps de vous écouter, considérer l’ensemble de ce que vous ressentez incluant les circonstances de votre vie en plus des examens appropriés afin d’évaluer l’ensemble des facteurs en jeu et de proposer des soins adaptés.

Conclusion
Comme chiropraticien, la porte d’entrée est souvent une douleur ressentie. Un entretien détaillé et les examens appropriés seront en première ligne. L’accompagnement par un ou des professionnels de santé appropriés est possible, permet d’explorer ces liens et d’optimiser la nature des soins requis tant sur le plan physique que mental, notamment par la gestion des émotions, le traitement des traumatismes et l’amélioration des stratégies d’adaptation.

 

 

 

Conclusion

Un problème de santé physique peut avoir une origine psychologique si :

    • Aucune cause médicale claire n’est trouvée,
    • Les symptômes s’aggravent avec le stress ou les émotions,
    • Ils fluctuent ou sont récurrents sans raison apparente,
    • Ils sont associés à des troubles émotionnels ou des difficultés relationnelles.

Si tu te reconnais dans certains de ces signes, il peut être utile de consulter un professionnel de santé pour explorer les liens entre ton état émotionnel et tes symptômes physiques. La gestion des émotions, le traitement des traumatismes physiques ou psychologiques et l’amélioration de la gestion du stress peuvent souvent réduire ou éliminer ces symptômes.

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